Le Club des Avocats du Maroc s'attaque à la Fédération sénégalaise : la fin de la « voyoucratie des stades » et l'aube d'une ère juridique nouvelle en Afrique

Le Club des Avocats du Maroc a publié, hier jeudi, un communiqué au ton ferme dans lequel il répond aux récentes déclarations du président de la Fédération sénégalaise de football, qui ont suivi la polémique liée à la décision de la commission d'appel de la Confédération africaine de football.
Le club s'est dit surpris par ce qu'il a qualifié de « discours émotionnel » ayant dominé la conférence de presse du président de la Fédération sénégalaise, estimant que ce dernier a employé un langage « éloigné de l'esprit du droit », en décrivant le recours au Tribunal arbitral du sport comme une « croisade juridique », et en évoquant un « hold-up administratif » : autant d'expressions dans lesquelles le communiqué voit les signes d'une confusion manifeste dans l'argumentaire.
Le Club des Avocats a affirmé que la décision rendue par la commission d'appel ne saurait être considérée comme arbitraire, mais qu'elle s'inscrit dans une évolution jurisprudentielle importante visant à combler un vide juridique relatif aux cas d'abandon de matchs, soulignant que ce précédent judiciaire représente un tournant pour le football africain.
Le communiqué a ajouté que cette démarche met un terme à ce qu'il a qualifié de « voyoucratie des stades », car il n'est désormais plus possible d'utiliser la carte de l'abandon ou la pression pour influer sur les résultats des matchs, dans un contexte de consolidation des principes d'intégrité et d'esprit sportif.
Par ailleurs, le club a critiqué les déclarations du président de la Fédération sénégalaise au sujet de l'arrestation de plusieurs supporters, qualifiée par ce dernier de « chantage politique », affirmant que la justice marocaine est indépendante et traite de telles affaires conformément à la loi, d'autant qu'il existe des preuves filmées attestant des actes qui leur sont reprochés.
Le communiqué a également estimé que le fait d'invoquer des affaires historiques sans lien avec le dossier sportif reflète une faiblesse de l'argumentation juridique et une tentative de s'éloigner du cœur du débat.
Le Club des Avocats du Maroc a conclu son communiqué en soulignant que le Royaume a traité ce dossier avec un esprit juridique et un sens des responsabilités, en recourant aux procédures légales de manière civilisée, sans verser dans un discours populiste.
Le communiqué a indiqué que certaines déclarations cherchant à minimiser le sacre du Maroc ne sont en réalité qu'une reconnaissance implicite de son bon droit, tant sur le plan sportif que juridique.
Le club a affirmé en conclusion qu'il se réserve le droit d'engager toutes les procédures légales nécessaires pour défendre l'image de la justice marocaine et des institutions sportives nationales.











